La coupe de cheveux avant le traitement
Avant une chimiothérapie susceptible de provoquer une chute des cheveux, certaines personnes choisissent de raccourcir leur chevelure. Cette démarche n’est pas obligatoire, mais elle peut aider à vivre le changement de façon moins brutale.
Une coupe courte peut faciliter l’utilisation d’un casque réfrigérant lorsque celui-ci est proposé. Elle peut également rendre la chute moins impressionnante, car la perte de cheveux courts est souvent moins visible et moins difficile à supporter que celle de longues mèches.
- faciliter la pose du casque réfrigérant lorsqu’il est utilisé ;
- rendre la chute moins visible pendant les premiers jours ;
- éviter un choc trop brutal lié à la perte de cheveux longs ;
- créer une étape intermédiaire avant la chute éventuelle ;
- reprendre une part d’initiative dans une période souvent subie.
Pour certaines personnes, couper les cheveux avant le traitement permet de se sentir davantage actrice de ce qui arrive. C’est une manière de préparer le regard que l’on porte sur soi, et d’apprivoiser progressivement le changement d’image.
Cette étape peut toutefois être difficile. Elle doit rester un choix personnel, jamais une obligation. Elle peut être préparée avec douceur, au bon moment, selon le ressenti de chacun.
Le casque réfrigérant ou réfrigéré
Selon le type de cancer, les médicaments utilisés et les habitudes de l’équipe soignante, un casque réfrigérant peut être proposé pendant certaines séances de chimiothérapie. Il est parfois appelé casque réfrigéré.
Son principe consiste à refroidir fortement le cuir chevelu afin de réduire temporairement la circulation sanguine locale. L’objectif est de limiter la quantité de produit de chimiothérapie qui atteint les cellules responsables de la pousse des cheveux.
En pratique, il s’agit plutôt d’un bonnet très froid que d’un casque rigide. Il est généralement mis en place avant le début de la perfusion, conservé pendant la séance, puis gardé encore un certain temps après la fin du traitement.
Une efficacité qui dépend de nombreux facteurs
Le casque réfrigérant ne fonctionne pas de la même manière pour tout le monde. Il peut parfois réduire la chute, la retarder, ou dans certains cas permettre de conserver une partie importante de la chevelure. Mais il peut aussi avoir un effet limité, voire aucun effet visible.
Les résultats dépendent de plusieurs éléments :
- les molécules utilisées pendant la chimiothérapie et leur association ;
- le mode d’administration du traitement et la durée de la perfusion ;
- la nature des cheveux, leur densité, leur longueur et leur fragilité initiale ;
- les soins apportés aux cheveux avant, pendant et après les séances ;
- la manière dont le casque est posé, maintenu froid et renouvelé pendant la perfusion.
Selon la combinaison de ces facteurs, le casque peut avoir un bénéfice réel, simplement retarder la chute, la réduire partiellement ou ne pas apporter de résultat significatif. Les taux de réussite varient donc fortement selon les patients et les services.
Des sensations parfois difficiles à supporter
Le port du casque peut être éprouvant. Certaines personnes ressentent un froid très intense, surtout au début de la séance. D’autres décrivent des maux de tête, une sensation de pression, ou des douleurs au niveau des tempes, de la nuque ou des cervicales.
Ces sensations peuvent conduire certains patients à interrompre son utilisation. Pour améliorer le confort, il peut être utile d’apporter une écharpe, une serviette, un vêtement chaud ou une couverture afin de limiter la sensation générale de froid.
Une utilisation parfois contre-indiquée
Le casque réfrigérant n’est pas adapté à toutes les situations. Dans certains cancers, notamment certaines leucémies, ou lorsqu’il existe une atteinte au niveau du cuir chevelu, son utilisation peut être déconseillée.
Il peut également être peu pertinent dans le cas de traitements administrés en continu par pompe, ou dans certains protocoles de chimiothérapie par voie orale.
La décision appartient à l’équipe médicale, qui évalue le rapport bénéfice-risque selon le type de traitement, la situation clinique et les habitudes du service. Lorsque le casque n’est pas contre-indiqué, le patient peut demander à en bénéficier et à ce qu’il soit changé ou renouvelé correctement pendant la séance.